Vie et subjectivité chez Fichte
La science moderne a évacué l’âme, le νοῦς et l’esprit des Anciens comme exposant et principe suprême de la vie (en toutes ses formes) et n’admet que ce qui est objectivement connaissable (les faits empiriques formulés par le langage mathématique) (cf. l’article de P. Guenancia). Or, l’Idéalisme all...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/edl, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Études de lettres
2024
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | La science moderne a évacué l’âme, le νοῦς et l’esprit des Anciens comme exposant et principe suprême de la vie (en toutes ses formes) et n’admet que ce qui est objectivement connaissable (les faits empiriques formulés par le langage mathématique) (cf. l’article de P. Guenancia). Or, l’Idéalisme allemand (Fichte, Schelling, Hegel) fait resurgir ces anciennes notions en découvrant que le fundamentum inconcussum de la science moderne, l’ego cogito ou le sujet conscient, est précisément lui-même le siège d’une vie suprême (dont le caractère change alors par rapport à son caractère ancien). Après des précédents chez Kant, Fichte reconnaît en effet que le sujet conscient de soi ou le « moi » est de part en part activité, spontanéité, liberté, soit : vie. Il l’est, selon lui, non pas dans un sens purement spéculatif, mais de manière éminemment pratique au sein de ses prises avec un monde objectif qui s’oppose à lui. Cette découverte est fondamentale pour toute la philosophie de Fichte, celle du Fichte de Iéna (1794-1799) et celle du Fichte tardif (1804-1814). Si le premier Fichte considère le « moi absolu » (qui précède, comme condition transcendantale, le moi de la conscience de soi) comme « principe de la vie », le Fichte tardif fonde la vie du moi dans l’« absolu » lui-même qui, précisément en son absoluité, n’est qu’acte (actus purus), soit la vie en son accomplissement même. Le moi de la conscience de soi n’en est alors que l’image (Bild), à condition pourtant de réaliser la vie absolue divine dans l’activité pratico-morale au sein du monde objectif. Il est alors l’image vivante de l’absolu. |
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