Athalie (1690) de Racine à la lumière des sources hébraïques et grecques : La lutte des sacralités
Œuvre de commande destinée aux chastes pensionnaires de Saint-Cyr, Athalie (1690) marque la fin de la carrière théâtrale de Racine. Inspirée des grands textes de l’Ancien Testament, notamment le Livre des Rois, cette pièce puise également dans un vaste ensemble de sources grecques dont Ion d’Euripid...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/edl, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Études de lettres
2013
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Œuvre de commande destinée aux chastes pensionnaires de Saint-Cyr, Athalie (1690) marque la fin de la carrière théâtrale de Racine. Inspirée des grands textes de l’Ancien Testament, notamment le Livre des Rois, cette pièce puise également dans un vaste ensemble de sources grecques dont Ion d’Euripide. Tragédie du « schisme » (Roland Barthes), Athalie réforme dans le sens de la foi un matériau antique disparate offert aux variations sur la mort, le pouvoir, la filiation, l’origine obscure et l’élection. Plus précisément, la tragédie fait grand usage du mysterium tremendum que suggère le Dieu de l’Ancien Testament : « terreur », « horreur », « tremblement », mais aussi « ravissement » et « éblouissement » sont autant de termes qui se rapportent à une fascination pour ce que nous nommerions aujourd’hui le sacré. En peignant non sans ambiguïtés la lutte qui oppose Dieu et les dieux, Athalie présente un rapport différentiel avec le tragique. |
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