Transmettre la douleur de la séparation. Le ciel dans le «chant des douze mois», Bārahamāsā, dans la littérature indienne

Cette contribution discute un genre littéraire spécifique de la littérature prémoderne en langues indo-aryennes nouvelles. Il s’agit du chant des complaintes des femmes qui pleurent l’absence de leur mari durant les douze mois de l’année, plus particulièrement durant la saison des pluies (quatre moi...

Ful tanımlama

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/edl,
Yazar: Burger, Maya
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Études de lettres 2021
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Cette contribution discute un genre littéraire spécifique de la littérature prémoderne en langues indo-aryennes nouvelles. Il s’agit du chant des complaintes des femmes qui pleurent l’absence de leur mari durant les douze mois de l’année, plus particulièrement durant la saison des pluies (quatre mois). Elles scrutent le ciel dans l’attente de l’époux et font face à l’angoisse provoquée par les nuages denses et noirs de la saison. Genre appartenant à l’origine au monde rural, ces chants sont devenus littérature savante durant la période du XVIe au XVIIIe siècle et, dans ce contexte, composés par des hommes. Le genre a aussi été repris par les mystiques qui voient dans l’expression du languir une métaphore pour exprimer la douleur de la séparation d’avec leur dieu. Bārahamāsā est un genre littéraire qui se présente tout particulièrement bien à la comparaison entre les différentes régions de l’Inde en dégageant les particularités régionales des rapports à l’environnement. À un niveau de littérature comparée transnationale, une comparaison contrastive permettrait de discuter, par exemple, l’impact de la nature sur la poésie, les expressions de douleur liées à un mode de vie féminin, tout comme la reprise, par les hommes de lettres ou les mystiques, de ces sentiments éprouvés par les femmes.