« On a beaucoup à dire et peu à raconter »

Cet article, s’appuyant sur la correspondance entre Romain Rolland et le médecin genevois Frédéric Ferrière, reprend sous un angle original la période où Rolland est en Suisse, et particulièrement à Genève, engagé à la section civile de l’Agence des prisonniers de guerre, dont l’objectif est d’infor...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/edl,
1. Verfasser: Ruchat, Martine
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Études de lettres 2013
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Cet article, s’appuyant sur la correspondance entre Romain Rolland et le médecin genevois Frédéric Ferrière, reprend sous un angle original la période où Rolland est en Suisse, et particulièrement à Genève, engagé à la section civile de l’Agence des prisonniers de guerre, dont l’objectif est d’informer les familles sur les conditions et l’état de santé des prisonniers. L’auteure souligne en particulier, grâce à leurs échanges épistolaires, la relation d’amitié et le soutien réciproque dans leurs engagements sociaux et politiques. C’est en particulier le rôle de Ferrière comme médecin et ami intime de Rolland, et plus largement celui d’un combattant pour la justice et pour une haute idée de l’humanité, que l’on découvre. Il restera fidèle à Rolland après son départ de l’Agence, en 1915, un signe aussi de son engagement affectif et politique. Grâce à cette étude, c’est tout un réseau cosmopolite qui se dessine autour de la figure centrale de Ferrière sur fond de guerre, de révolution bolchevique et de tensions politiques. A travers ce récit, construit essentiellement sur l’archive épistolaire, se profile aussi l’image d’un Romain Rolland attachant et soucieux d’aide humanitaire (pour les prisonniers et leurs familles, pour les enfants de Vienne) et très attaché à Frédéric Ferrière (première visite, première lettre sitôt arrivé à Genève), ce qui explique en partie l’importante correspondance familiale qui se poursuivra avec ses descendants Maya, Adolphe et Frédéric Ferrière fils (424 lettres conservées jusqu’à ce jour).