La scène comme antichambre de la vie et de la mort. À partir de Philippe Lacoue-Labarthe

Cet article pose la question de la nature de l’espace scénique; dans la mesure où son ouverture dépend du geste de l’acteur, il implique une corporéité dont la nature et la fonction appellent l’analyse. La lecture comparée des textes de Philippe Lacoue-Labarthe et de Luce Irigaray introduisent l’idé...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/edl,
Auteur principal: Kirkkopelto, Esa
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Études de lettres 2020
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article pose la question de la nature de l’espace scénique; dans la mesure où son ouverture dépend du geste de l’acteur, il implique une corporéité dont la nature et la fonction appellent l’analyse. La lecture comparée des textes de Philippe Lacoue-Labarthe et de Luce Irigaray introduisent l’idée que les corps scéniques sont à concevoir comme objets partiels, virtuels et jouissants. Cette idée est un défi pour les discours esthétiques et analytiques qui, jusqu’alors, ont imaginé le corps humain comme une entité intégrale et unifiée. Cette image associant pureté et neutralité a constitué la base de l’appropriation «phallogocentrique» de la scène. À l’opposé, cet article esquisse une idée de la scène selon laquelle le rapport entre l’espace scénique et le corps qui l’habite est toujours singulier, et sexuellement redéfini. Il est éprouvé sous la forme d’une jouissance qui soustrait, toujours à nouveau, nos corps à l’ordre du sujet et du symbole.