Le personnel diplomatique de la résidence de France à Genève : profil social et culture politique (1679-1798)

Entre 1679 et 1798, la résidence de France à Genève détient le monopole de la représentation diplomatique officielle auprès de la République. Les résidents, les secrétaires et les aumôniers occupent les échelons les plus modestes au sein du corps diplomatique français à l’étranger en même temps qu’i...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/edl,
Autor principal: Brandli, Fabrice
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Études de lettres 2013
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Entre 1679 et 1798, la résidence de France à Genève détient le monopole de la représentation diplomatique officielle auprès de la République. Les résidents, les secrétaires et les aumôniers occupent les échelons les plus modestes au sein du corps diplomatique français à l’étranger en même temps qu’ils participent, d’une manière plus ou moins prononcée, à la sociabilité éclairée des élites politiques genevoises. En reconstituant le parcours du personnel diplomatique français à Genève, il s’agit de mesurer la corrélation entre les stratégies d’ascension sociale d’agents secondaires et leur adhésion aux normes culturelles dominantes de la France des Lumières et de la Révolution. En admettant la diplomatie comme un ensemble de pratiques sociales de l’altérité, cette adhésion s’exprime notamment à travers l’interaction entre des cultures politiques différentes au sein de laquelle les agents diplomatiques produisent des représentations destinées à identifier leurs interlocuteurs – ici, les Genevois – sur un mode qui n’échappe pas au registre de la disqualification.