La force au féminin dans le conte merveilleux fin-de-siècle
Dans plusieurs pays d’Europe, et en France en particulier, les deux dernières décennies du XIXe siècle présentent un paradoxe bien connu : alors que triomphe le positivisme, la littérature et les arts, pour une large part, se tournent vers des mondes imaginaires souvent marqués par l’esthétique déca...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/edl, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Études de lettres
2013
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans plusieurs pays d’Europe, et en France en particulier, les deux dernières décennies du XIXe siècle présentent un paradoxe bien connu : alors que triomphe le positivisme, la littérature et les arts, pour une large part, se tournent vers des mondes imaginaires souvent marqués par l’esthétique décadente du pervers et du morbide. Le genre du conte merveilleux, et même plus spécifiquement du conte de fées est remis à l’honneur par des poètes tels que Théodore de Banville, Catulle Mendès, Henri de Régnier, et des prosateurs comme Marcel Schwob. Sous la forme de la fée, de la femme-enfant ou de la princesse faussement ingénue, le personnage féminin s’y montre souvent redoutable, et presque toujours détenteur d’un savoir ou de facultés qui transforment les soi-disant représentantes du sexe faible en « femmes fatales » ambivalentes, simultanément fées et démones, muses à la fois séduisantes, étranges et vaguement menaçantes. |
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