Nécropoles et sanctuaires du plateau d’Ilouraton

Cette contribution dresse le bilan des recherches archéologiques effectuées sur le plateau d’Ilouraton, du nom de la petite ville fortifiée qui, aux confins occidentaux du royaume du Bosphore, exista du milieu du Ier s. apr. J.-C. aux années 260. Les fouilles effectuées durant de nombreuses années (...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/edl,
Autor principal: Khršanovskij, Vladimir Andreevič
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Études de lettres 2019
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Cette contribution dresse le bilan des recherches archéologiques effectuées sur le plateau d’Ilouraton, du nom de la petite ville fortifiée qui, aux confins occidentaux du royaume du Bosphore, exista du milieu du Ier s. apr. J.-C. aux années 260. Les fouilles effectuées durant de nombreuses années (1947-2013) au sud du site fortifié ont permis la découverte de plus de deux cents monuments funéraires commémoratifs et sanctuaires. Ils se répartissent en trois nécropoles contemporaines : la première à inhumations en pleine terre, la seconde à tombeaux creusés dans la roche et la troisième de type mixte. La diversité des types d’aménagements funéraires et commémoratifs, ainsi que leur répartition spatiale ne permettent pas de répondre à la question de leur rapport avec la population d’Ilouraton. De nombreux indices d’utilisation secondaire et l’apparition de nouveaux aménagements postérieurs à l’abandon d’Ilouraton (datant du IVe au XIIIe siècle) interdisent de les mettre en relation exclusivement avec la ville fortifiée antique d’Ilouraton et donnent des raisons de supposer qu’aux yeux des hommes de l’Antiquité, ce plateau avait en soi un statut « sacré » et mérite donc d’être considéré comme un site archéologique à part.