La forteresse bosporane d’Ilouraton du Ier au IIIe siècle : bilan des recherches

Les résultats des fouilles du site d’Ilouraton donnent une idée nette de la vie de cette petite cité du Bosphore et du niveau de développement local de l’art de la fortification à l’époque romaine. La phase du Ier siècle comprend les vestiges d’une petite tour, un segment de mur de défense lié à cet...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/edl,
Yazar: Gorončarovskij, Vladimir Anatol’evič
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Études de lettres 2019
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Diğer Bilgiler
Özet:Les résultats des fouilles du site d’Ilouraton donnent une idée nette de la vie de cette petite cité du Bosphore et du niveau de développement local de l’art de la fortification à l’époque romaine. La phase du Ier siècle comprend les vestiges d’une petite tour, un segment de mur de défense lié à cette tour, et un puits accessible par un passage souterrain. La transformation des ouvrages de défense de la première phase d’Ilouraton ne se fit pas avant le deuxième tiers du IIe siècle. L’ensemble du site fortifié fut complètement réaménagé à la fin du IIe siècle, et trois lignes de défense renforcées à leur base par une ceinture de protection contre les coups de bélier. Le fossé creusé dans le rocher à une profondeur de 1,50 m constituait un obstacle supplémentaire. Lors de la dernière étape, dans le premier tiers du IIIe siècle, on aménagea un ouvrage avancé en forme de bande derrière le mur de défense nord-ouest. En cas d’attaque, les étroits passages entre les maisons étaient obstrués pour freiner encore la progression de l’ennemi. Les fouilles de 2013 ont enrichi la connaissance de cette période par la mise au jour, pour la première fois, de l’angle est de la forteresse, constitué d’un bastion avancé, de plan circulaire avec un diamètre de 8 m, situé plus bas sur la pente de la colline. Au début de la deuxième moitié du IIIe siècle, un violent tremblement de terre causa de lourds dégâts à tous les ouvrages fortifiés. La fin d’Ilouraton, liée aux événements de l’époque des invasions des Goths, suivit peu après.