À propos d’une conception antique de la vie : la nature et le vivant chez les stoïciens
Selon la doctrine des stoïciens, le vivant (l’animal) se distingue de la plante par la respiration ou, plus précisément, par l’exhalation de l’air inspiré. L’âme (ψυχή) qui l’anime a ainsi pour essence d’être « souffle » (πνεῦμα). Mais la plante, dans ses processus végétaux (nutrition, croissance, r...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/edl, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Études de lettres
2024
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Selon la doctrine des stoïciens, le vivant (l’animal) se distingue de la plante par la respiration ou, plus précisément, par l’exhalation de l’air inspiré. L’âme (ψυχή) qui l’anime a ainsi pour essence d’être « souffle » (πνεῦμα). Mais la plante, dans ses processus végétaux (nutrition, croissance, reproduction), est également animée par un certain pneuma qui, pourtant, est purement naturel et que les stoïciens nomment φύσις, en distinction du pneuma psychique des animaux (la ψυχή). Ce dernier se distingue du premier non seulement par la respiration, mais aussi par la sensation et l’impulsion (ὁρμή), la capacité poussant à l’action. A l’âme psychique et à l’âme physique s’ajoute encore l’âme qui « maintient » (πνεῦμα ἑκτικόν), qui est responsable de la cohésion du corps et qui intervient déjà dans la pierre. Si les stoïciens restreignent, d’une part, la vie proprement dite (le pneuma psychique) aux animaux (en en excluant les plantes), ils l’étendent, d’autre part, au κόσμος entier. Suivant la tradition du Timée, le monde est, pour eux, un grand vivant qui est animé par un pneuma psychique d’ordre divin. Ce qui est pour nous le vivant est de l’ordre de la φύσις pour les stoïciens, tandis qu’ils identifient le vivant à l’animalité. |
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