Ouvrir, suspendre et lever une audience à distance tenue par visio-conférence
L’article repose la question des effets des actes de langage performatif en analysant la différence entre la manière traditionnelle d’ouvrir une audience judiciaire en présence, et ce qui se passe dans des contextes d’audiences par visioconférence. Il montre, à partir de l’analyse de données vidéo r...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/edc, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Études de communication
2014
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | L’article repose la question des effets des actes de langage performatif en analysant la différence entre la manière traditionnelle d’ouvrir une audience judiciaire en présence, et ce qui se passe dans des contextes d’audiences par visioconférence. Il montre, à partir de l’analyse de données vidéo recueillies in situ comment les participants à une audience judiciaire à distance manifestent trois orientations normatives : traiter l’établissement de la connexion comme une sommation ; traiter les participants visibles à l’écran comme pertinents et disponibles pour l’activité en cours ; composer à l’écran un tableau intelligible comme une instantiation particulière du type d’activité en cours. Ceci permet de comprendre que puissent se développer après la connexion des séquences interactionnelles qui accomplissent graduellement la situation d’audience, au point que l’acte de langage qui ouvre l’audience apparaisse moins saillant, et soit même omis en certaines occasions. Le sens ou les effets de l’acte de langage, même pour un énoncé performatif aussi ritualisé que celui-ci, dépendent du rapport indexical que sa production entretient avec le cours d’activité dans lequel il est encastré. |
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