Les métamorphoses de l'information
L'auteur analyse sur une longue durée le travail énonciatif propre aux périodiques. Il distingue trois périodes où prennent figure trois «régimes d'information»: le temps de la nouvelle, l'ère de l'information, l'entrée en communication.La nouvelle se caractérise par la cent...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/edc, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Études de communication
2013
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | L'auteur analyse sur une longue durée le travail énonciatif propre aux périodiques. Il distingue trois périodes où prennent figure trois «régimes d'information»: le temps de la nouvelle, l'ère de l'information, l'entrée en communication.La nouvelle se caractérise par la centration sur l'espace-temps du rédacteur de dépêches; cette forme est tributaire du modèle épistolaire. Lecteur de lettres, dépêches, journaux, le gazetier est surtout metteur en page: la rareté de la nouvelle fait du journal une scène de sa circulation. Peu à peu l'espace du journal se développe, le travail de montage introduit un péritexte, avec ses rubriques, sa titraille.Le passage à l'ère de l'information se fait dans un contexte d'industrialisation; après le droit de dire émerge le droit de connaître. La nouvelle se factualise et, vers 1880, s'installe un nouveau régime de visibilité où le titrage supplante la suscription épistolaire. L'énonciation se centre sur le temps du lecteur.Cette centration sur le lecteur s'impose encore plus avec l'entrée en communication. Là, un journalisme du conseil pour la vie quotidienne emprunte sa rhétorique à la publicité. Dans le même temps les médias tendent à se centrer sur eux-mêmes. Cette situation nouvelle produit quelque désarroi dans la profession dont l'univers bascule; elle doit inventer de nouvelles stratégies, de nouvelles pratiques. |
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