Orpaillage et territorialisation du pouvoir de l’État au Mali
En faisant remonter l’analyse jusqu’à la colonisation française, cet article permet de voir que le problème de gouvernement des orpailleurs et les recettes qui lui sont appliquées par l’État malien ne sont pas entièrement nouveaux. Depuis la colonisation française, la législation sur l’orpaillage se...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/echogeo, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
EchoGéo
2025
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | En faisant remonter l’analyse jusqu’à la colonisation française, cet article permet de voir que le problème de gouvernement des orpailleurs et les recettes qui lui sont appliquées par l’État malien ne sont pas entièrement nouveaux. Depuis la colonisation française, la législation sur l’orpaillage se centre sur la fixation territoriale des orpailleurs d’une part, et l’exclusion des pouvoirs coutumiers, de l’autre. Ce dispositif s’inscrit dans la stratégie d’affirmation de l’État. Les pouvoirs coutumiers exercent cependant une autorité réelle sur les orpailleurs dans le sud et l’ouest du pays depuis la période précoloniale, et suppléent l’État en matière de maintien d’ordre. La législation évolue donc en marge de l’orpaillage et non l’inverse. En outre, en favorisant le développement de l’extraction industrielle aurifère dans ces régions depuis la seconde moitié de la décennie 1980, l’orpaillage participe à l’enracinement militaro-judiciaire de l’État. Ce texte défend ainsi la thèse selon laquelle l’orpaillage contribue à la territorialisation du pouvoir de l’État au Mali, plus qu’à la sécession. |
|---|