La gouvernance de l’orpaillage clandestin dans les localités ivoiriennes frontalières du Mali et du Burkina Faso

Les débats sur l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire ont été longtemps focalisés sur les dégâts d’ordre environnemental que cette activité engendre sur les milieux qui abritent les sites aurifères. Si le désordre spatial reste l’élément frappant lorsque l’on aborde les sites miniers, cette activi...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/echogeo,
المؤلف الرئيسي: Konan, Kouamé Hyacinthe
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: EchoGéo 2024
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الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الملخص:Les débats sur l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire ont été longtemps focalisés sur les dégâts d’ordre environnemental que cette activité engendre sur les milieux qui abritent les sites aurifères. Si le désordre spatial reste l’élément frappant lorsque l’on aborde les sites miniers, cette activité masque une logique de fonctionnement solide qui structure sa gestion. Au-delà de ce désordre apparent, l’orpaillage clandestin est très structuré et fonctionne à partir des mécanismes de régulation qui se basent sur l’application stratégique de normes qui se construisent aux marges des normes formelles. L’objectif de cette contribution est de faire la lumière sur ces mécanismes qui fondent la gouvernance de l’orpaillage clandestin. La méthodologie s’appuie sur des enquêtes de terrain réalisées dans les localités de Kalamon, Gôgô et Zanikahan situées respectivement dans les départements de Doropo, Téhini, Tingrela à la frontière du Mali et du Burkina Faso. Les résultats de cette étude montrent que les mécanismes qui régulent l’orpaillage clandestin sont certes instables, mais ils font des sites d’extraction artisanale de l’or des espaces gouvernés, bien éloignés de l’idée d’« anarchie généralisée » qui domine les discours sur l’orpaillage clandestin. Aussi, le choix des voies coercitives pour mettre fin à l’orpaillage plutôt qu’une gestion participative incluant les pouvoirs publics et les populations locales contribue à la création de ces zones de ‘non responsabilité’ où les opérateurs organisent l’exploitation des ressources minières sans répondre de ses conséquences.