Le Brésil et ses Indiens : une réconciliation impossible ?
En ouvrant de larges droits fonciers aux Amérindiens, la Constitution de 1988 avait semblé avancer dans le sens de la réparation du préjudice historique représenté par la dépossession territoriale des Amérindiens. Trente ans plus tard, force est de constater que la réconciliation attendue n’a pas eu...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/echogeo, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Udgivet: |
EchoGéo
2024
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | En ouvrant de larges droits fonciers aux Amérindiens, la Constitution de 1988 avait semblé avancer dans le sens de la réparation du préjudice historique représenté par la dépossession territoriale des Amérindiens. Trente ans plus tard, force est de constater que la réconciliation attendue n’a pas eu lieu. Le moteur principal de la dispute est sans aucun doute d’ordre spatial. Les Amérindiens disposent en théorie aujourd’hui d’un usufruit exclusif sur une portion considérable du territoire brésilien (environ 13,7 %) mais le balancier semble avoir effectué son mouvement en sens inverse depuis une dizaine d’années. Pour faire le point sur cette question et sur les enjeux qui lui sont liés, cet article propose tout d’abord un rapide panorama historique de la manière dont la question amérindienne a été considérée au Brésil depuis la colonisation portugaise jusqu’aux avancées de la fin du XXe siècle, en nous focalisant principalement sur la question des territoires. Dans un deuxième temps, nous montrerons comment la Constitution de 1988 a permis la consolidation d’un patrimoine foncier très important, alors que la population amérindienne demeure ultra-minoritaire. La dernière partie fait le point sur la situation actuelle en essayant de montrer comment l’inflexion dans un sens défavorable aux droits fonciers des Amérindiens est patente depuis plus de dix ans et combien la situation actuelle met à l’épreuve les protections dont ils bénéficient. En conclusion, on s’interroge sur les scénarios possibles pour les prochaines années. |
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