Enjeux d’hier dans les découpages territoriaux d’aujourd’hui : les Grimaldi de Monaco et le Carladez (Aveyron-Cantal)
L’article a pour point de départ la visite, les 14 et 15 mai2014, du prince Albert II de Monaco dans le Carladez, territoire correspondant au fief échu en 1643 à la famille Grimaldi et à présent scindé entre les départements du Cantal et de l’Aveyron, et donc les régions Auvergne et Midi-Pyrénées. P...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/echogeo, |
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| Autores principales: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado: |
EchoGéo
2014
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | L’article a pour point de départ la visite, les 14 et 15 mai2014, du prince Albert II de Monaco dans le Carladez, territoire correspondant au fief échu en 1643 à la famille Grimaldi et à présent scindé entre les départements du Cantal et de l’Aveyron, et donc les régions Auvergne et Midi-Pyrénées. Par une approche géo-historique, le propos est de comprendre ce que représente ce lien historique entre ces deux territoires en 2014, à la fois pour la Principauté et les habitants des communes concernées : l’ancien fief fait-il toujours sens, comme entité territoriale, malgré les découpages postérieurs ? Qu’est-ce qui donne sa légitimité à un découpage territorial dans un contexte de remise en cause des partages de la République (projet de réforme de la carte des régions en juin 2014) ? Après un tableau comparatif montrant la force des différences entre ces deux espaces, une analyse de la construction des rapports entre ces deux territoires au fil d’une histoire commune est proposée. La mise en place des limites administratives après la Révolution française mène à questionner la relativité de la notion de distance dans le temps et la persistance du fief en tant que destination touristique. L’article tend à montrer que les enjeux symboliques et mémoriels sont d’autant plus forts dans le Carladez qu’ils distinguent un territoire du Massif central et l’érige en destination, auréolé de l’imaginaire princier. Quant à la Principauté de Monaco, elle est emblématique de la logique spatiale selon laquelle l’exception rapporte davantage que la continuité territoriale. |
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