Sur quelques modifications hydromorphologiques dans le Val de Seine (Bassin parisien, France) depuis 1830 : quelle part accorder aux facteurs hydrologiques et anthropiques ?

Le présent article porte sur quelques modifications hydromorphologiques ayant affecté la Seine depuis sa source jusqu’à son embouchure (soit sur une longueur de 779 km) durant les deux derniers siècles. L’objectif de l’étude est de recenser ces modifications et d’évaluer le rôle des principaux facte...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/echogeo,
Asıl Yazarlar: Lescure, Séverine, Arnaud-Fassetta, Gilles, Cordier, Stéphane
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: EchoGéo 2024
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:Le présent article porte sur quelques modifications hydromorphologiques ayant affecté la Seine depuis sa source jusqu’à son embouchure (soit sur une longueur de 779 km) durant les deux derniers siècles. L’objectif de l’étude est de recenser ces modifications et d’évaluer le rôle des principaux facteurs de contrôle intervenant à ce pas de temps, à savoir la variabilité hydrologique et son influence sur la dynamique fluviale (crues morphogènes) et les aménagements anthropiques. L’analyse s’appuie sur une comparaison entre les cartes d’Etat-major dressées durant les années 1830 et les images satellites récentes (2009). Les variables, quantifiées tous les 1000 m, concernent une variable qualitative (le tracé du fleuve) et deux variables quantitatives (la largeur du lit mineur et le nombre d’îles fluviales). Les résultats montrent que le tracé est resté relativement stable sur la période considérée, à l’exception du recoupement de quelques méandres libres de la plaine alluviale. Cependant, le lit mineur a eu tendance à se contracter, principalement dans la zone estuarienne, alors que le nombre d’îles a été divisé par deux dans l’ensemble de la vallée. Cette évolution s’explique principalement par les actions anthropiques (opérations de canalisation et de chenalisation réalisées pour les besoins de la navigation). Les crues n’ont fait qu’amplifier les mécanismes autocycliques de base (érosion en rive concave, sédimentation en rive convexe).