L’aménagement du territoire tunisien : 50 ans de politiques à l’épreuve de la mondialisation

Au lendemain de l’indépendance de la Tunisie, toute l’attention est accordée au développement économique et social et à la correction des grands déséquilibres régionaux hérités de la période coloniale. L’aménagement du territoire, thème mineur, amalgamé à la construction et à l’habitat, n’a émergé c...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/echogeo,
Yazar: Dhaher, Najem
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: EchoGéo 2024
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Au lendemain de l’indépendance de la Tunisie, toute l’attention est accordée au développement économique et social et à la correction des grands déséquilibres régionaux hérités de la période coloniale. L’aménagement du territoire, thème mineur, amalgamé à la construction et à l’habitat, n’a émergé comme préoccupation majeure que lorsque le tourisme, retenu comme secteur de développement économique (1970), a engendré une démarche de planification spatiale. Depuis, l’Etat tunisien s’est donné plusieurs objectifs en matière d’aménagement du territoire, selon une démarche très centralisée. Le dispositif de planification spatiale qui a basculé d’une doctrine à l’autre, du socialisme à l’économie de marché, du collectivisme au néolibéralisme, a imprimé à l’espace, sous l’effet de différents facteurs historiques et socio-économiques, un développement inégal. Les mécanismes de la décentralisation et de la déconcentration n’ont pas modifié en profondeur les modalités d‘intervention de l‘Etat et n’ont pas contribué à maîtriser les inégalités. Lanouvelle donne de la mondialisation a marqué une évolution économique et sociale en Tunisie. Aujourd’hui, on assiste à un glissement de référentiel et de légitimité des dogmes de l’équilibre spatial et du développement régional recherchés après l’indépendance du pays, vers celui de la compétitivité des villes et des régions. On se retrouve en présence d’une recomposition du territoire obéissant à des logiques nouvelles, celles du libéralisme et de la mondialisation. Le contraste spatial entre le littoral oriental et le reste du territoire s’en trouve renforcé, sur fond d’une logique autoritaire de gestion du territoire.