Une doctrine implicite de la déterritorialisation

La présidence française a mis en place un ensemble de nouvelles politiques publiques dans le champ de l'aménagement des territoires (Plan banlieue, Grand Paris, Réforme de l'architecture territoriale...), elle a également pris une série d'initiatives dans le champ des relations intern...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/echogeo,
Auteur principal: Giraut, Frédéric
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: EchoGéo 2012
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:La présidence française a mis en place un ensemble de nouvelles politiques publiques dans le champ de l'aménagement des territoires (Plan banlieue, Grand Paris, Réforme de l'architecture territoriale...), elle a également pris une série d'initiatives dans le champ des relations internationales (Crise géorgienne, Union pour la Méditerranée..). Ces initiatives intérieures et extérieures s'accompagnent de discours sur le territoire, le développement et la souveraineté. Apparemment disparates, sans liens entre elles, voire contradictoires et mues par un certain pragmatisme, ces prises de positions et ces pratiques peuvent être analysées comme relevant d'une doctrine implicite, mais cohérente, qui fonctionne à différentes échelles, de celle de l'agglomération à celle du monde. Le recours aux théories de la gouvernementalité, du public choice et de la nouvelle économie géographique permettent de décrypter les fondements de cette doctrine implicite de la déterritorialisation: quadrillage avec des frontières étanches pour les questions sécuritaires, et souveraineté sélective pour les questions politiques et économiques. Ceci au profit des bastions de la puissance qui cantonnent les périphéries dans une fonction d’espaces sécurisés exploitables.