La question religieuse et la Confédération : ontogenèse de la dualité nationale

Si du haut de notre modernité largement sécularisée il n’y a rien de mieux qu’un droit linguistique pour protéger une langue nationale, comme il n’y a rien de mieux qu’un État pour organiser une nationalité, peut-être semblait-il en être autrement au mitan du XIXe siècle, au carrefour du siècle des...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/eccs,
Hauptverfasser: Laniel, Jean-François, Thériault, Joseph Yvon
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Études canadiennes / Canadian Studies 2018
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Si du haut de notre modernité largement sécularisée il n’y a rien de mieux qu’un droit linguistique pour protéger une langue nationale, comme il n’y a rien de mieux qu’un État pour organiser une nationalité, peut-être semblait-il en être autrement au mitan du XIXe siècle, au carrefour du siècle des nationalités et du renouveau religieux ultramontain, alors que les droits linguistiques n’existaient pas encore. C’est à cette thèse que nous nous consacrerons dans ce texte, à savoir qu’au moment du pacte confédératif les droits religieux contenaient, englobaient les droits linguistiques, et que ceux-ci préfiguraient la dualité nationale. À cette fin, nous restituerons le contexte religio-politique de l’époque, au premier chef la conscience politique de l’Église-nation canadienne-française, dont la doctrine ultramontaine informe une certaine idée de la souveraineté de l’Église, du rôle des nations, et des fonctions dévolues à l’État et à la société civile, et ce, jusque dans la pensée nationaliste et ultramontaine d’Henri Bourrassa, théoricien de la dualité nationale.