Présences françaises à Okinawa : de Forcade (1844-1846) à Haguenauer (1930)
Okinawa fut l’objet d’un intérêt soutenu de la part de la France au milieu du xixe siècle. De 1844 à 1862, huit prêtres des Missions étrangères y résident pour étudier la langue japonaise. Les pressions exercées par la marine nationale sur le royaume des Ryūkyū en vue d’un traité alarment suffisamme...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/ebisu, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Ebisu
2014
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Okinawa fut l’objet d’un intérêt soutenu de la part de la France au milieu du xixe siècle. De 1844 à 1862, huit prêtres des Missions étrangères y résident pour étudier la langue japonaise. Les pressions exercées par la marine nationale sur le royaume des Ryūkyū en vue d’un traité alarment suffisamment le gouvernement shōgunal pour que celui-ci, dès 1846, infléchisse secrètement sa politique de fermeture. Un accord n’est toutefois conclu qu’en 1855. Ces précédents conduisent Shimazu Nariakira, daimyō de Satsuma et suzerain des Ryūkyū, à se tourner vers la France pour établir des liens commerciaux avec l’Occident, projet que sa mort soudaine annule in extremis. En 1878, les opposants à l’annexion du royaume font appel, mais en vain, à la diplomatie française. Un demi-siècle plus tard, le linguiste et anthropologue Charles Haguenauer entreprend une recherche approfondie à Okinawa dont la culture apparaît alors comme un reflet de celle du Japon antique. |
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