La minorité aïnoue dans le Japon moderne et contemporain. D’« anciens indigènes », de nouveau(x) autochtones (1869-2019)
Depuis l’annexion de Hokkaidō et l’intégration de sa population autochtone aïnoue, le statut officiel de cette dernière a évolué pour s’adapter aux enjeux diplomatiques, idéologiques, politiques et économiques. D’abord désignés comme « anciens indigènes » et assimilés de force, les Aïnous disparaiss...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/ebisu, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Ebisu
2020
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Depuis l’annexion de Hokkaidō et l’intégration de sa population autochtone aïnoue, le statut officiel de cette dernière a évolué pour s’adapter aux enjeux diplomatiques, idéologiques, politiques et économiques. D’abord désignés comme « anciens indigènes » et assimilés de force, les Aïnous disparaissent du discours officiel à l’aube de la seconde guerre mondiale. Après la guerre, l’image d’un Japon mono-ethnique se renforce, mais face à leur commercialisation à des fins touristiques, les voix aïnoues, éparses et à portée locale en 1920-1930, opèrent une réappropriation discursive, d’abord locale et culturelle, puis nationale et judiciaire. C’est finalement grâce à leur implication dans les instances supranationales que les Aïnous parviennent à être reconnus comme population autochtone du Japon en 2019. |
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