Défense et illustration de la « puissance des mots » : les enjeux symboliques du prix Ōe Kenzaburō
Cet article tente de cerner ce que vaut le prix Ōe Kenzaburō, organisé par la maison d’édition Kōdansha de 2007 à 2014. Les spécificités de ce prix – sa création du vivant d’Ōe, à son nom, et avec lui seul comme juge ; son absence de dotation financière ; la volonté de publier à l’étranger les tradu...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/ebisu, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Ebisu
2014
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Cet article tente de cerner ce que vaut le prix Ōe Kenzaburō, organisé par la maison d’édition Kōdansha de 2007 à 2014. Les spécificités de ce prix – sa création du vivant d’Ōe, à son nom, et avec lui seul comme juge ; son absence de dotation financière ; la volonté de publier à l’étranger les traductions de l’œuvre primée – lui confèrent une dimension symbolique assumée. Il procède au transfert du capital symbolique spécifique acquis par le prix Nobel de littérature Ōe, pour la promotion à l’étranger de jeunes auteurs japonais qu’il juge prometteurs. Tentative de reprise en main des instruments de légitimation auctoriale, il vise à défendre la « puissance des mots », mais peut-être aussi à réhabiliter l’image d’un écrivain vieillissant en la rajeunissant par procuration. |
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