La Chine peut-elle penser l’universel ?
L’avènement de l’universalité apparaît généralement comme le produit de la philosophie européenne des Lumières et du « triomphe de la Raison », alors que l’universalité chinoise a partie liée avec une certaine idée de la civilisation – organisée autour d’un centre qui irradie vers la périphérie – su...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ebisu, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Ebisu
2014
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’avènement de l’universalité apparaît généralement comme le produit de la philosophie européenne des Lumières et du « triomphe de la Raison », alors que l’universalité chinoise a partie liée avec une certaine idée de la civilisation – organisée autour d’un centre qui irradie vers la périphérie – sur laquelle est venue se surimposer la réalité du pouvoir impérial.La traduction géographique de cette puissance d’irradiation a été le « monde sinisé » qui recouvre en grande partie l’Asie orientale. L’auto-représentation de la Chine impériale comme « civilisation-monde » n’a été remise en question qu’au xixe siècle par les intrusions des puissances colonisatrices, mais aussi par la critique moderniste japonaise. Or, c’est cette universalité de la Chine-monde que nous voyons à l’heure actuelle revenir en force dans l’idéologie de la « Grande Chine ». |
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