L’inquiétante étrangeté du langage dans Riddley Walker de Russell Hoban

Le langage qui compose l’œuvre de Hoban est unheimlich à trois niveaux différents : au niveau linguistique d’abord, les mots se présentant sous une forme peu familière (un-heimlich). L’idiome anglais est difficilement reconnaissable. Les syllabes sont tronquées, malmenées, comme si le langage avait...

সম্পূর্ণ বিবরণ

সংরক্ষণ করুন:
গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
প্রধান লেখক: Sorlin, Sandrine
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: Études britanniques contemporaines 2020
অনলাইন ব্যবহার করুন:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
বিবরন
সংক্ষিপ্ত:Le langage qui compose l’œuvre de Hoban est unheimlich à trois niveaux différents : au niveau linguistique d’abord, les mots se présentant sous une forme peu familière (un-heimlich). L’idiome anglais est difficilement reconnaissable. Les syllabes sont tronquées, malmenées, comme si le langage avait lui-même subi de plein fouet la catastrophe nucléaire. Au niveau diégétique ensuite, le langage recelant, selon les personnages, des pouvoirs cachés (geheim) qu’il faut à tout prix découvrir pour accéder de nouveau à la grandeur passée. Au niveau narratif enfin, puisque c’est finalement au lecteur seul que restent accessibles les « secrets » de la langue. Le langage se pare d’une inquiétante étrangeté (das Unheimliche) car ce qui aurait dû rester dans l’ombre rejaillit au grand jour. Les mots alourdis de sens multiples sont porteurs d’une vérité qui n’arrive plus à se cacher.