Autobiographical Estrangement in Angela Carter’s ‘A Souvenir of Japan’, ‘The Smile of Winter’ and ‘Flesh and the Mirror’

L’étrangeté indéniablement présente dans l’œuvre d’Angela Carter ne se limite pas aux modes gothiques, mais transparaît également dans quelques textes de caractère autobiographique: ‘A Souvenir of Japan’, ‘The Smile of Winter’ et ‘Flesh and the Mirror’ (Fireworks 1974). Ces textes font tache sur l’a...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Autor principal: Ryan-Sautour, Michelle
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Anglais
Publicado: Études britanniques contemporaines 2020
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:L’étrangeté indéniablement présente dans l’œuvre d’Angela Carter ne se limite pas aux modes gothiques, mais transparaît également dans quelques textes de caractère autobiographique: ‘A Souvenir of Japan’, ‘The Smile of Winter’ et ‘Flesh and the Mirror’ (Fireworks 1974). Ces textes font tache sur l’arrière-plan des modes intertextuels et baroques de la fiction cartérienne qui prône de toute évidence ‘la mort de l’auteur’. En effet, Carter était persuadée du caractère masochiste des modes dits confessionnels de certains écrits de femmes. Mais, ainsi intercalés parmi des nouvelles de caractère merveilleux, voir fantastique, dans le recueil, les modes autobiographiques qui prédominent dans ces trois textes jaillissent de façon surprenante dans une réflexion sur ce genre dit ‘narcissique’. Le lecteur est invité à réfléchir au lien entre la narratrice anonyme, dans ses relations avec son amant/autre au Japon, et l’auteur réel, Angela Carter. Les frontières génériques des trois textes vacillent de façon troublante entre les genres de la confession, du récit de voyage et du roman à l’eau de rose. L’illusion de profondeur autobiographique est transformée en une spirale étourdissante de perte d’identité et une mise en scène sans frontières. Cet article a pour objectif d’explorer le caractère autobiographique de ces trois textes qui semblent au premier abord être atypiques de l’esthétique cartérienne, mais qui révèlent, lorsqu’ils sont abordés de plus près, une réflexion subtile sur les thèmes de l’identité sexuelle/textuelle, de l’aliénation et de la théâtralité qui prédominent dans l’œuvre d’Angela Carter.