‘Psychoanalytic Receptions of Woolf’s Vision of Androgyny: Feminist Uses of Ambivalence?’

L’androgynie chez Woolf est-elle une figure ‘féministe’ ? L’ambivalence qui la caractérise tient notamment à la difficulté à la définir. Quel discours porte-t-elle sur les relations entre ce que l’on nomme’féminin’ et ‘masculin’ ? Si certains y voient une dissolution de la perspective d’une femme da...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Autor principal: Allègre, Marie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Anglais
Publicado em: Études britanniques contemporaines 2020
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:L’androgynie chez Woolf est-elle une figure ‘féministe’ ? L’ambivalence qui la caractérise tient notamment à la difficulté à la définir. Quel discours porte-t-elle sur les relations entre ce que l’on nomme’féminin’ et ‘masculin’ ? Si certains y voient une dissolution de la perspective d’une femme dans une prétendue universalité/neutralité/objectivité masquant à peine une vision patriarcale sous-jacente, d’autres lisent cette androgynie comme une irrésolution créative qui prend acte du caractère matriciel de l’écriture oxymorique woolfienne. Les critiques psychanalytiques tendent à la percevoir, non comme une combinaison du ‘féminin’ et du ‘masculin’, mais comme une dialectique, un jeu perpétuel entre des postions radicalement contextuelles et sans immanence aucune. L’irréductibilité de l’écriture woolfienne s’apparente à une réserve éthique contre tout discours du maître ; elle serait une forme de Lacanisme avant la lettre, une métaphore du pas-tout subvertissant tout appareil conceptuel systématique.