Fades to Black, Slow Motion and Mismatch—Connection and Disconnection in the Editing of James Ivory’s Howards End (1992)

Produit à l’âge d’or du film en costumes et couronné de nombreux prix, le film de James Ivory est considéré aujourd’hui comme un parangon du cinéma patrimonial. Cependant, ce statut a nourri une lecture réductrice de l’œuvre vue, selon l’expression d’Andrew Higson, comme l’incarnation d’une ‘esthéti...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Auteur principal: Gelly, Christophe
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Anglais
Publié: Études britanniques contemporaines 2020
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Produit à l’âge d’or du film en costumes et couronné de nombreux prix, le film de James Ivory est considéré aujourd’hui comme un parangon du cinéma patrimonial. Cependant, ce statut a nourri une lecture réductrice de l’œuvre vue, selon l’expression d’Andrew Higson, comme l’incarnation d’une ‘esthétique de l’ostentation’ centrée sur l’idéalisation et le plaisir visuel nostalgique procuré par la reconstitution historique. Un aspect souvent négligé par la critique réside pourtant dans les innovations que le film de James Ivory apporte à la tradition des films patrimoniaux. L’utilisation des fondus au noir (comme lors de la scène où Henry Wilcox confesse sa relation passée avec Jacky Bast) constitue un exemple parmi d’autres de cette pratique innovante du montage, en opposition avec les conventions formelles du genre. Cet article vise à rendre compte de ces innovations de façon exhaustive afin de les intégrer dans une évaluation de la stratégie narrative du film.