The ‘Events of May 68’ in Adam Thorpe’s No Telling: a Silent Revolution?

Le but de cet article est de remettre en cause le présupposé courant qui assimile la révolution à un changement drastique, en justifiant pourquoi le modèle linéaire et son corollaire, la rupture, ne constituent pas les seules manières de penser la relation témoin-événement. Prenant pour objet d’étud...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
第一著者: Privat, Alexandre
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Anglais
出版事項: Études britanniques contemporaines 2019
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Le but de cet article est de remettre en cause le présupposé courant qui assimile la révolution à un changement drastique, en justifiant pourquoi le modèle linéaire et son corollaire, la rupture, ne constituent pas les seules manières de penser la relation témoin-événement. Prenant pour objet d’étude le cinquième roman d’Adam Thorpe, No Telling (2003), l’objectif est d’analyser comment ce roman, en se détournant de la relation classique de coïncidence entre l’histoire familiale et l’histoire collective, propose à l’inverse un mode original d’articulation fondé sur un écart irréductible ou, en termes d’optique, une tache aveugle. Cette articulation singulière oblige à réviser l’idée que l’apparition de l’événement est une totalité révélée. À travers le choix du point de vue excentrique d’un garçon de douze ans, l’intrigue de No Telling dépend de la conjugaison entre l’intermission et la médiation, interconnectant en silence, au lieu de simplement lier, le témoin innocent avec l’événement collectif, l’ordinaire avec l’épique.