G. K. Chesterton and the Impossible Revolution
Pour ceux qui écrivaient vers la fin du vingtième siècle, la période entre 1890 et 1935, excepté les années de guerre, suscita une certaine nostalgie. La Belle Époque et les années folles d’après-guerre, évoquent surtout une mode féminine extraordinaire et une vie culturelle riche et innovante. Cepe...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Anglais |
| Vydáno: |
Études britanniques contemporaines
2019
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Pour ceux qui écrivaient vers la fin du vingtième siècle, la période entre 1890 et 1935, excepté les années de guerre, suscita une certaine nostalgie. La Belle Époque et les années folles d’après-guerre, évoquent surtout une mode féminine extraordinaire et une vie culturelle riche et innovante. Cependant, pour ceux qui y vivaient, cette période était remarquable à cause de la grande insécurité qui y régnait. La menace d’une révolution anarchiste ou bolchéviste était bien réelle et on craignait que certaines grandes puissances européennes n’envahissent leurs voisins plus faibles et plus petits. De plus, les nouveaux mouvements artistiques, musicaux et littéraires semblaient eux-mêmes caractérisés par le chaos, un sentiment renforcé par la prise de conscience que les repères éthiques qui semblaient auparavant stables étaient de plus en plus souvent bafoués dans la vie privée, la vie publique et les relations internationales. Toute l’œuvre de G. K. Chesterton se situe dans ce contexte. Les convictions chrétiennes de Chesterton et son rejet d’un socialisme qu’il percevait comme le simple moyen d’échanger une forme d’oppression pour une autre, font qu’on ne le perçoit pas en général comme un auteur révolutionnaire. En revanche, la révolution qu’il défendait, distributionniste, fut beaucoup plus extrême que les idéologies à la mode à son époque. Cet article examine, dans le contexte social de la période, comment les idées révolutionnaires de Chesterton sont communiquées dans sa fiction et surtout dans son cycle de nouvelles explicitement politiques, The Man Who Knew Too Much (1922). Il analyse la manière dont ses récits critiquent la vie politique britannique de l’époque et montre pourquoi, selon Chesterton, la seule révolution qui donnerait vraiment du pouvoir au peuple n’allait presque certainement pas avoir lieu. |
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