Narratives Under Attack: Outrage and Reaction in Early 20th Century Espionage Novels

Au début du siècle, l’anarchiste, figure de l’ennemi intérieur, peuplait les romans policiers et la presse. Dans The Man Who Was Thursday (1908), Chesterton renverse les stéréotypes sur les anarchistes et les policiers, sapant la doxa sur la menace anarchiste et la physiognomonie. The Secret Agent (...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Päätekijä: Raimbault, Élodie
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Anglais
Julkaistu: Études britanniques contemporaines 2013
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Au début du siècle, l’anarchiste, figure de l’ennemi intérieur, peuplait les romans policiers et la presse. Dans The Man Who Was Thursday (1908), Chesterton renverse les stéréotypes sur les anarchistes et les policiers, sapant la doxa sur la menace anarchiste et la physiognomonie. The Secret Agent (1907) de Conrad, centré sur une réécriture de l’attentat de Greenwich de 1894, fait lui aussi la satire des typologies criminologiques. Alors que « outrage » désigne péjorativement l’attentat à la bombe, le portrait satirique fait par Conrad du petit milieu anarchiste londonien contraste avec la radicalité morale de certains personnages, imparfaitement héroïques, qui incarnent la vraie révolte. Le récit policier ou d’espionnage fait formellement appel à des stratégies réactionnaires, mais les actions des personnages s’originent dans des théories militantes : action et réaction entrent ainsi en collision dans des récits qui passent les canons victoriens au crible de la modernité. L’ironie et la parodie fonctionnent comme des bombes textuelles ; cette analogie nous permet de mettre en lumière la nature paradoxale de l’outrage, générant à la fois le détachement et la révolte.