Martin Amis and ‘the Nature of the Offence’: from Expressions of Outrage to the Experience of Scandal
En mettant la Shoah au cœur de son roman Time’s Arrow, Martin Amis semble s’engager sur un terrain très polémique. L’insistance de la narration sur le caractère nécessairement visuel de la fiction prend en effet à contrepied les vives critiques formulées par certains penseurs de la Shoah à l’égard d...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Anglais |
| Gepubliceerd in: |
Études britanniques contemporaines
2013
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | En mettant la Shoah au cœur de son roman Time’s Arrow, Martin Amis semble s’engager sur un terrain très polémique. L’insistance de la narration sur le caractère nécessairement visuel de la fiction prend en effet à contrepied les vives critiques formulées par certains penseurs de la Shoah à l’égard de l’image, et de toute représentation des crimes nazis ayant trait au visuel.Mais au-delà de l’indignation qu’il pourrait rencontrer, le roman semble bien mettre en question la notion même d’outrage, et la transparence verbale et éthique qu’elle réclame. En choisissant l’opacité, l’écriture de Time’s Arrow renonce à l’expression transitive propre à l’outrage, pour essayer de dire le scandale : cette pierre d’achoppement qui menace de vider de son sens toute foi dans les valeurs humanistes, toute confiance dans le temps et dans la langue elle-même. Pour autant, le roman ne fait pas de son lecteur un spectateur sidéré : en lui rappelant sa responsabilité d’être historique et politique, il construit pour lui les conditions d’une expérience éthique. |
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