(Dis)figuring Rebellion: Wilfred Owen and the Legacy of Outrage

La première guerre mondiale constitue à l’évidence l’un des âges de l’outrage, outrage fait aux soldats dont la vie n’avait plus ni sens ni valeur, mais aussi quête stylistique visant à réinventer la poésie pour lui faire dire la violence du traumatisme et récuser la propagande officielle. Outil éth...

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Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Hoofdauteur: Lanone, Catherine
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Anglais
Gepubliceerd in: Études britanniques contemporaines 2013
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:La première guerre mondiale constitue à l’évidence l’un des âges de l’outrage, outrage fait aux soldats dont la vie n’avait plus ni sens ni valeur, mais aussi quête stylistique visant à réinventer la poésie pour lui faire dire la violence du traumatisme et récuser la propagande officielle. Outil éthique et polémique, la poésie s’émancipait de la quête esthétique. À partir de la théorie du trauma et de la lecture de manuscrits, nous verrons comment Wilfred Owen, à travers la rencontre de figures de la rébellion (Tailhade, Sassoon) trouve sa propre voix pour amorcer sa contre-attaque poétique, d’abord dans le journal de Craiglockhart, The Hydra, puis dans des poèmes comme Dulce et Decorum Est et Exposure, qui répondent à la propagande selon deux modalités différentes de contre-interpellation, soit en peignant graphiquement la violence technologique, soit en scandant la paralysie, métaphore glacée de la blessure psychique autant que physique.