« The Brighter and more cheerful it is, the more it hurts » : l’inquiétante noirceur des comédies de Martin Crimp
Dans le théâtre de Martin Crimp, l’humour est un vecteur de déstabilisation du lecteur-spectateur. Le dramaturge utilise pour cela deux stratégies dramatiques que sont l’oscillation générique et ce que Crimp qualifie lui-même de faux happy ending. Les intermèdes comiques qui encadrent les scènes d’h...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Études britanniques contemporaines
2013
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Dans le théâtre de Martin Crimp, l’humour est un vecteur de déstabilisation du lecteur-spectateur. Le dramaturge utilise pour cela deux stratégies dramatiques que sont l’oscillation générique et ce que Crimp qualifie lui-même de faux happy ending. Les intermèdes comiques qui encadrent les scènes d’horreur et les discours macabres n’atténuent pas l’atmosphère menaçante mais suscitent au contraire le malaise du spectateur qui perçoit son propre rire comme étant obscène. Le faux happy ending ne fait que renforcer cette détresse, comme le souligne Martin Crimp dans un entretien accordé à Aleks Sierz, cité dans le titre de cet article. On verra comment la lumière et les décors participent à la mise en place d’une atmosphère enjouée fallacieuse. La conclusion optimiste propre à la pièce bien faite n’est pas simplement rejetée, comme dans les autres dramaturgies contemporaines : le théâtre de Martin Crimp se fond dans le moule de la comédie pour mieux la miner de l’intérieur. Martin Crimp revitalise ainsi le genre traditionnel de la comédie, adoptant sa forme tout en la dénonçant comme obsolète. L’humour noir est poussé à son paroxysme, suscitant non pas la distanciation du spectateur mais son identification honteuse. |
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