‘To everyone’, ‘To whom it may concern’: The Letter for Which No One Can Answer in Atonement (Ian McEwan et Joe Wright)
La lettre que les jumeaux fugueurs de Atonement adressent à ‘tout le monde’ (McEwan) ou ‘à quiconque voudra bien la lire’ (Wright) s’immisce dans le récit alors qu’a commencé à circuler une autre missive dont l’effet sera bien plus retentissant. Tout en occupant une place singulière, le mot que Robb...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Anglais |
| יצא לאור: |
Études britanniques contemporaines
2018
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | La lettre que les jumeaux fugueurs de Atonement adressent à ‘tout le monde’ (McEwan) ou ‘à quiconque voudra bien la lire’ (Wright) s’immisce dans le récit alors qu’a commencé à circuler une autre missive dont l’effet sera bien plus retentissant. Tout en occupant une place singulière, le mot que Robbie fait parvenir à Cecilia par l’intermédiaire de Briony s’insère dans un tissu épistolaire dense que le film de Wright fait ressortir avec une acuité particulière, comme pour mieux souligner la place de l’adresse dans le récit. L’appel au secours que lancent les jumeaux à qui voudra bien les entendre rend patente la défaillance des adultes et souligne une irresponsabilité généralisée. La lettre de Robbie est quant à elle récupérée pour effacer sans autre forme de procès l’exception qui reste attachée à sa personne. Mais outre son contenu, l’‘ob-scénité’ de cette lettre tient à sa résistance aux différentes tentatives de détournement, d’appropriation ou de destruction dont elle fait l’objet—à l’instar de ce qui se passe dans The Go-Between ou dans le célèbre conte de Poe, « The Purloined Letter » où son trajet revêt une dimension allégorique. « To whom it may concern » est à entendre à l’échelle du récit : qu’il n’y ait personne pour répondre des effets d’une lettre et de son devenir est ce qui nous empêche de mettre « un cran d’arrêt » (Barthes) au jeu du texte (et de l’intertexte) et de mettre le sens sous les verrous. Même si Atonement marque très clairement un « retour à l’auteur », une des forces de ce roman—et sa dimension profondément éthique—est de nous permettre de ne pas confondre responsabilité et autorité. |
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