‘A tear formed, a tear fell’: Virginia Woolf’s Elegiac Landscapes
Cet article étudie la manière dont Virginia Woolf se réapproprie certaines des conventions de l’élégie pastorale pour redéfinir les liens entre paysage et affect. Les plus belles élégies pastorales de la langue anglaise résonnent dans son œuvre : « Lycidas » dans la première section de A Room of One...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Anglais |
| Izdano: |
Études britanniques contemporaines
2018
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Cet article étudie la manière dont Virginia Woolf se réapproprie certaines des conventions de l’élégie pastorale pour redéfinir les liens entre paysage et affect. Les plus belles élégies pastorales de la langue anglaise résonnent dans son œuvre : « Lycidas » dans la première section de A Room of One’s Own ; « Adonais » dans The Voyage Out et Mrs Dalloway ; « Thyrsis » dans The Waves. Dans To the Lighthouse, Virginia Woolf s’inspire de certains motifs hérités de l’élégie pastorale pour redéfinir le paysage visuel et sonore comme un milieu traversé par des affects, des états intérieurs changeants, des blocs de sensation impersonnels, influencés par les paysages de l’élégie traditionnelle et inscrits dans l’imagination et la mémoire collectives. Le cycle des saisons, qui scande le passage du temps et le travail du deuil dans l’élégie classique, est représenté dans son œuvre par des micro-variations imperceptibles de l’ombre et de la lumière, des changements graduels infinitésimaux du climat, de la qualité de l’air ou de l’intensité des couleurs, qui font du paysage élégiaque, non pas un cadre pictural figé, mais un milieu, où se joue la conversion de la perte en œuvre d’art. |
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