‘Ourselves’, Bare Life and the Lifeworld: Exposure as Communion and Repossession in Virginia Woolf’s Between the Acts

L’analyse de la notion de dénudement dans la pensée de Giorgio Agamben, et en particulier dans L’Ouvert : De l’homme et de l’animal, sert de point de départ à cet article qui, après avoir avancé qu’un dénudement « positif » tout autant qu’un dénudement « négatif » peuvent être identifiés chez Agambe...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Hovedforfatter: Le Brun, Xavier
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Études britanniques contemporaines 2017
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:L’analyse de la notion de dénudement dans la pensée de Giorgio Agamben, et en particulier dans L’Ouvert : De l’homme et de l’animal, sert de point de départ à cet article qui, après avoir avancé qu’un dénudement « positif » tout autant qu’un dénudement « négatif » peuvent être identifiés chez Agamben, se tournera vers l’ultime roman de Virginia Woolf, Between the Acts, afin de suggérer que Woolf y associe le dénudement, non pas au dénuement, mais bien à une forme d’enrichissement. En effet, la fiction de Woolf, tout comme la philosophie d’Agamben, fait du dénudement un préalable à l’accès de l’homme à son humanité, et cette dernière ne s’acquiert ainsi qu’au prix d’un dévoilement ou d’un dépouillement. Cependant, il nous faut aussi reconnaître une profonde originalité dans le traitement woolfien du dénudement, en cela absolument irréductible à une pensée philosophique « extérieure » au travail de l’écrivaine. Car dans Between the Acts, le processus de dénudement met au jour une humanité collective, voire intersubjective, bien différente de celle que, dans L’Ouvert, Agamben évoque, en termes heideggériens, comme une expérience essentiellement personnelle. À cet égard, la réalité collective dont Woolf met en scène le dénudement est à rapprocher du travail d’un autre penseur, à savoir Husserl, dont le concept de « monde de la vie », si là encore il ne doit pas servir de clé interprétative rigide pour lire Woolf, peut néanmoins aider à mieux entrapercevoir la spécificité de sa pratique littéraire.