Dispossession and Dislocation in J. M. Coetzee’s Age of Iron
Coetzee écrit Age of Iron, son sixième roman, pendant les années les plus sombres de l’apartheid. Il y décrit une expérience de dépossession et de destitution radicale à laquelle la narratrice consent volontairement en réponse à l’état de décomposition avancée de son pays. Tandis qu’elle est amenée...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Anglais |
| Publicado em: |
Études britanniques contemporaines
2017
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Coetzee écrit Age of Iron, son sixième roman, pendant les années les plus sombres de l’apartheid. Il y décrit une expérience de dépossession et de destitution radicale à laquelle la narratrice consent volontairement en réponse à l’état de décomposition avancée de son pays. Tandis qu’elle est amenée à pratiquer à plus d’un égard une « hospitalité inconditionnelle » (Marais, Derrida), Elizabeth Curren vit une forme de dislocation qui fait d’elle une étrangère et une sans-abri dans sa propre demeure. Délogée de sa situation de maîtrise et mise dans la position d’objet et de déchet, le personnage fait l’expérience de la dépossession dans sa chair mais aussi à travers le langage même. C’est dans l’espace textuel qu’elle tisse que la narratrice doit également apprendre « l’hospitalité inconditionnelle », s’exposant sans cesse au risque de la parole et de la tentative de « mettre à nu quelque chose » pour quelqu’un qu’elle n’atteindra peut-être jamais. Tandis que le désir proclamé de « laisser aller » reflète le ton désespéré du roman, le choix volontaire de la dislocation se donne aussi comme condition pour faire bouger les limites imaginaires et redessiner le corps — qu’il soit organique, textuel ou politique. |
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