The Secret Agency of Dispossession
Que se passe-t-il si l’homo sacer tue avant d’être tué ? Si le dépossédé reprend ce qui lui a été retiré ? Si un agent déclare un état d’exception à l’état d’exception ? Partant de l’observation d’Agamben et de Butler/Athanasiou qui caractérisent la vie nue et les dépossédés en termes de passivité r...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Έκδοση: |
Études britanniques contemporaines
2017
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Que se passe-t-il si l’homo sacer tue avant d’être tué ? Si le dépossédé reprend ce qui lui a été retiré ? Si un agent déclare un état d’exception à l’état d’exception ? Partant de l’observation d’Agamben et de Butler/Athanasiou qui caractérisent la vie nue et les dépossédés en termes de passivité radicale, cet article se penche sur l’agentivité secrète qui peut toujours se cacher dans les interstices de la dépossession. Elle se niche dans le langage de la spectralité et de la hantise qui anime l’écriture de Butler/Athanasiou sur le sujet de la dépossession mais aussi dans le concept de la zone d’indistinction si central à la théorisation d’Agamben. Je postule que l’on peut imaginer la spectralité comme vie nue dotée d’agentivité. Pour illustrer cette démonstration, je me penche sur le roman de Joseph Conrad, The Secret Agent, qui évoque le terrorisme, la vie nue, la dépossession, et la vengeance spectrale. En conclusion, j’élargis ma théorisation pour inviter les lecteurs à penser au-delà du paradigme extinctionniste de l’Anthropocène avancé par Timothy Morton parmi d’autres, et à chercher une agentivité secrète par laquelle il est toujours possible d’interrompre, d’endiguer l’avancée de la vie nue et de l’état d’exception. |
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