“In a Glass Grotesquely”: Patrick McGrath’s Quaint Old England

Le succès des premiers écrits néo-gothiques de l’écrivain anglo-américain Patrick McGrath tient en partie à la nature singulière, souvent aussi étrange que délurée de leur décor anglais, à l’image des paysages de marais lugubres et brumeux du Berskshire où se déroule l’action de The Grotesque, son p...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Autor Principal: Dupont, Jocelyn
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Anglais
Publicado: Études britanniques contemporaines 2017
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Le succès des premiers écrits néo-gothiques de l’écrivain anglo-américain Patrick McGrath tient en partie à la nature singulière, souvent aussi étrange que délurée de leur décor anglais, à l’image des paysages de marais lugubres et brumeux du Berskshire où se déroule l’action de The Grotesque, son premier roman. Bien que des influences comme celle d’Evelyn Waugh aient pu être évoquées par la critique pour caractériser l’approche satirique de McGrath à l’égard de son pays natal, le tableau qu’il dresse d’Albion est tout aussi personnel qu’intertextuel, insufflant à la respectabilité décrépie de l’Angleterre une bonne dose d’étranges grotesqueries. Cet article propose une analyse des stratégies de distorsion qui visent à muer la terre abandonnée en locus de l’étrangeté, plus incongrue qu’inquiétante, à travers l’étude de trois nouvelles de jeunesse peu connues, “The Lost Explorer”, “Vigilance” et “Cleave The Vampire”, dans lesquelles la veine satirique à l’encontre de l’Angleterre est à son comble. La parution récente de Trauma, le premier texte entièrement américain de l’auteur, semble signer la fin des retours parodiques vers l’Angleterre des origines, si bien que le moment paraît approprié pour entreprendre une étude des modalités de sa représentation depuis Blood and Water (1988) jusqu’à Port Mungo (2004).