‘[Laughter] was something that drew people together. It was something shared’. (‘The Paradox of Satire [I]’): from laughing along to mislaughing oneself away and coming out in Jonathan Coe’s fiction

Si le rire peut encore rassembler et créer des formes d’intimité et de connexion dans les romans de Coe, l’ironie narrative, par exemple, est une première façon qu’a l’auteur d’isoler son personnage et de rompre l’illusion romanesque ainsi que la « communauté qui rit ». En outre, qu’advient-il lorsq...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Autore principale: Mellet, Laurent
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Anglais
Pubblicazione: Études britanniques contemporaines 2016
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Si le rire peut encore rassembler et créer des formes d’intimité et de connexion dans les romans de Coe, l’ironie narrative, par exemple, est une première façon qu’a l’auteur d’isoler son personnage et de rompre l’illusion romanesque ainsi que la « communauté qui rit ». En outre, qu’advient-il lorsque la plaisanterie tombe à plat ? que la connexion par le rire n’est jamais actualisée ? que l’on rit sans y avoir été invité ? Mon hypothèse est que c’est lorsque l’on rit ainsi « à côté » que les personnages inventés par Coe se révèlent et s’imposent, dans toutes leurs limites mais aussi leur humanité. La dimension (post)humaniste à l’œuvre chez Coe est alors d’autant plus palpable que les romans font toute leur place aux vulnérabilités intimes et individuelles. Ma conclusion est qu’il convient d’entendre ici comme une réponse aux propres doutes de Coe quant à la satire aujourd’hui. En « riant à côté », l’on reste critique et à distance, et le lecteur se voit jouer le nouveau rôle politique que Coe perçoit au cœur de la responsabilité éthique de toute fiction contemporaine.