« Who says that poetry makes nothing happen? » Paradoxes de l’engagement chez Ian McEwan

Cet article étudie la fiction tardive (2000-2014) de Ian McEwan et le rapport que celle-ci entretient avec la notion d’engagement. S’il est évident que le romancier se considère comme « engagé », les modalités de cet engagement restent à définir. Il s’agit en premier lieu d’un investissement de la «...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
المؤلف الرئيسي: Cavalié, Elsa
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Études britanniques contemporaines 2016
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الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الملخص:Cet article étudie la fiction tardive (2000-2014) de Ian McEwan et le rapport que celle-ci entretient avec la notion d’engagement. S’il est évident que le romancier se considère comme « engagé », les modalités de cet engagement restent à définir. Il s’agit en premier lieu d’un investissement de la « troisième culture » (Brockman), voie médiane visant à décloisonner les domaines scientifiques (au sens large du terme, car le droit en fait partie) et artistiques. Puis, au cœur du roman, c’est le recours à l’empathie qui permet au lecteur d’investir le texte mcewanien, alors que le feuilletage des niveaux narratifs est le cadre dans lequel l’auteur pense son engagement. C’est alors paradoxalement, non pas les romans néoréalistes tels que Solar ou Saturday qui deviennent « engageants » mais bien ceux relevant d’une seconde vague du postmodernisme comme Atonement ou Sweet Tooth, où l’instabilité narrative offre un espace d’humanité au lecteur.