Rhythm in Thomas Hardy’s Verse: “New Continuities of Meaning”
Si Thomas Hardy écrit ses premiers poèmes dès les années 1860, il ne publie son premier recueil qu’au tournant du vingtième siècle, et poursuit alors sa carrière de poète pendant près de trente ans. On peut envisager son œuvre poétique comme pré-moderniste, et ce non seulement d’un point de vue hist...
Bewaard in:
| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
|---|---|
| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Anglais |
| Gepubliceerd in: |
Études britanniques contemporaines
2016
|
| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
openedition-oai:revues.org:ebc_2801 |
|---|---|
| record_format |
openedition |
| collection |
OpenEdition Journal |
| language |
Anglais |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/ |
| topic |
syntaxe modernisme T. Hardy dissonance échos expérimentation musicalité pauses ponctuation pré-moderniste modernism echo T. Hardy dissonance experimentation musicality pre-modernist punctuation syntax |
| spellingShingle |
syntaxe modernisme T. Hardy dissonance échos expérimentation musicalité pauses ponctuation pré-moderniste modernism echo T. Hardy dissonance experimentation musicality pre-modernist punctuation syntax Estanove, Laurence Rhythm in Thomas Hardy’s Verse: “New Continuities of Meaning” |
| description |
Si Thomas Hardy écrit ses premiers poèmes dès les années 1860, il ne publie son premier recueil qu’au tournant du vingtième siècle, et poursuit alors sa carrière de poète pendant près de trente ans. On peut envisager son œuvre poétique comme pré-moderniste, et ce non seulement d’un point de vue historique, mais également car elle marque le passage de la prosodie victorienne aux expérimentations des Modernistes. Ceci tient en partie à l’attention que porte toujours Hardy, dans son processus d’écriture poétique, au pouvoir rythmique des mots, ainsi qu’à la musicalité de structures morphologiques récurrentes, véritables échos. Ce souci du rythme touche également la ponctuation, la syntaxe et toute l’organisation graphique de ses poèmes, et plus particulièrement son emploi unique des points de suspension. Il est surprenant de constater qu’une telle spécificité soit jusqu’à présent passée inaperçue au sein de la critique hardyenne. Pourtant les pauses et blancs de l’écriture hardyenne prennent autant part au sens poétique que les mots eux-mêmes, car ils jouent un rôle primordial dans la création de cette continuité globale qui constitue selon Henri Meschonnic l’essence du rythme poétique. Paradoxalement, Hardy présente une méthode d’écriture poétique qui privilégie la dissonance, le divorce entre sujet et expression, mais, très précisément, dans le but d’élaborer de nouvelles continuités, “new continuities of meaning, mood, or imagery”, selon les mots du biographe Michael Millgate. Si Hardy connaissait et maîtrisait parfaitement la prosodie victorienne, il va créer son propre rythme poétique en combinant sémantique, oralité, et effets visuels — moins en se conformant à un canon métrique, qu’en travaillant la géométrie émotionnelle du poème. |
| author |
Estanove, Laurence |
| author_facet |
Estanove, Laurence |
| author_sort |
Estanove, Laurence |
| title |
Rhythm in Thomas Hardy’s Verse: “New Continuities of Meaning” |
| title_short |
Rhythm in Thomas Hardy’s Verse: “New Continuities of Meaning” |
| title_full |
Rhythm in Thomas Hardy’s Verse: “New Continuities of Meaning” |
| title_fullStr |
Rhythm in Thomas Hardy’s Verse: “New Continuities of Meaning” |
| title_full_unstemmed |
Rhythm in Thomas Hardy’s Verse: “New Continuities of Meaning” |
| title_sort |
rhythm in thomas hardy’s verse: “new continuities of meaning” |
| publisher |
Études britanniques contemporaines |
| publishDate |
2016 |
| container_title |
URI:https://journals.openedition.org/ebc |
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/ebc.2801 https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/ebc/2801 |
| _version_ |
1877242635732647936 |
| spelling |
openedition-oai:revues.org:ebc_2801 https://doi.org/10.4000/ebc.2801 urn:doi:10.4000/ebc.2801 en https://journals.openedition.org/ebc/2801 2016-04-08T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/fe4b https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/ Rhythm in Thomas Hardy’s Verse: “New Continuities of Meaning” Études britanniques contemporaines Presses universitaires de la Méditerranée info:eu-repo/semantics/reference/issn/2271-5444 info:eu-repo/semantics/reference/issn/1168-4917 URI:https://journals.openedition.org/ebc Estanove, Laurence syntaxe modernisme T. Hardy dissonance échos expérimentation musicalité pauses ponctuation pré-moderniste modernism echo T. Hardy dissonance experimentation musicality pre-modernist punctuation syntax Si Thomas Hardy écrit ses premiers poèmes dès les années 1860, il ne publie son premier recueil qu’au tournant du vingtième siècle, et poursuit alors sa carrière de poète pendant près de trente ans. On peut envisager son œuvre poétique comme pré-moderniste, et ce non seulement d’un point de vue historique, mais également car elle marque le passage de la prosodie victorienne aux expérimentations des Modernistes. Ceci tient en partie à l’attention que porte toujours Hardy, dans son processus d’écriture poétique, au pouvoir rythmique des mots, ainsi qu’à la musicalité de structures morphologiques récurrentes, véritables échos. Ce souci du rythme touche également la ponctuation, la syntaxe et toute l’organisation graphique de ses poèmes, et plus particulièrement son emploi unique des points de suspension. Il est surprenant de constater qu’une telle spécificité soit jusqu’à présent passée inaperçue au sein de la critique hardyenne. Pourtant les pauses et blancs de l’écriture hardyenne prennent autant part au sens poétique que les mots eux-mêmes, car ils jouent un rôle primordial dans la création de cette continuité globale qui constitue selon Henri Meschonnic l’essence du rythme poétique. Paradoxalement, Hardy présente une méthode d’écriture poétique qui privilégie la dissonance, le divorce entre sujet et expression, mais, très précisément, dans le but d’élaborer de nouvelles continuités, “new continuities of meaning, mood, or imagery”, selon les mots du biographe Michael Millgate. Si Hardy connaissait et maîtrisait parfaitement la prosodie victorienne, il va créer son propre rythme poétique en combinant sémantique, oralité, et effets visuels — moins en se conformant à un canon métrique, qu’en travaillant la géométrie émotionnelle du poème. Although Thomas Hardy started writing poetry as early as the 1860s, he only published his first collection of verse at the turn of the century, and continued doing so well into the twentieth. His poetic work can be considered as pre-modernist not only historically speaking, but also in the way it signals the transition from Victorian prosody to Modernist experimentations with verse. This is partly due to the way Hardy, in the process of writing poetry, always paid careful attention to the rhythmical power of words, as well as to the musicality of recurrent morphological patterns—or echoes. This concern for rhythm is also what governs the punctuation, syntax and overall graphic organisation of his poems, and most notably his peculiar use of ellipses. This has surprisingly gone unnoticed by critics so far, and yet Hardy’s pauses and blank spaces are as much part of poetic meaning as words themselves, because they participate in the creation of that global continuity which forms Henri Meschonnic’s definition of poetic rhythm. Paradoxically, Hardy’s poetic method is one which favours dissonance, the discord of matter and expression, yet precisely doing so in order to achieve “new continuities of meaning, mood, or imagery”, in the words of biographer Michael Millgate. In spite of Hardy’s learned and acute awareness of prosody, in his verse rhythm is therefore created by the close combination of semantic, oral and visual effects—rather by building an emotional geometry of the poem than by following fixed metrical forms. |