A Fat Man on a Beach: Conflicting Horizons in B.S. Johnson’s Work
Cet article propose d’analyser la coexistence de deux horizons apparemment très différents dans l’œuvre de B.S. Johnson: d’une part, une quête utopique de la vérité que l’auteur s’efforce de saisir de façon aussi fidèle que possible dans ses textes et ses films, tout en sachant qu’il ne pourrait jam...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Anglais |
| Pubblicazione: |
Études britanniques contemporaines
2015
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article propose d’analyser la coexistence de deux horizons apparemment très différents dans l’œuvre de B.S. Johnson: d’une part, une quête utopique de la vérité que l’auteur s’efforce de saisir de façon aussi fidèle que possible dans ses textes et ses films, tout en sachant qu’il ne pourrait jamais totalement l’embrasser, et d’autre part, un intérêt pour des objets et sujets très proches de lui, inscrits dans les limites de sa propre vie, de son propre passé, de ses propres expériences. L’essai se penche sur ce mouvement paradoxal d’ouverture et de fermeture dans la dernière production de Johnson, Fat Man on a Beach, film très original de trente minutes, tourné à peine deux semaines avant qu’il ne se suicide. Le film exhibe son honnêteté et sa sincérité absolues en mettant à nu ses mécanismes et en défamiliarisant les pratiques du spectateur, et en même temps met en évidence l’attitude solipsiste de Johnson qui se concentre sur ses expériences et obsessions personnelles. La comparaison entre la fin du roman Trawl et la scène finale élégiaque du film révèle à quel point l’engagement de Johnson pour la vérité impliquait une mise à l’épreuve de ses propres limites. |
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