L’écriture autobiographique ou l’horizon à reculons
Nous nous proposons d’explorer l’horizon de l’écriture autobiographique. On voudrait souvent nous faire croire que l’autobiographe n’a pour horizon que son nombril. Si l’auteur est son propre territoire, son propre horizon, comment cela se manifeste-t-il dans le texte ?Quel peut être l’horizon d’un...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Études britanniques contemporaines
2015
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Nous nous proposons d’explorer l’horizon de l’écriture autobiographique. On voudrait souvent nous faire croire que l’autobiographe n’a pour horizon que son nombril. Si l’auteur est son propre territoire, son propre horizon, comment cela se manifeste-t-il dans le texte ?Quel peut être l’horizon d’un texte qui regarde en arrière ? D’un texte qui regarde en arrière mais fait semblant de dérouler son fil d’un début à une fin. Envisager la fin, c’est envisager la mort : la fin du livre n’est qu’une fin provisoire, un horizon que l’on fait mine d’avoir atteint.En feuilletant les récits de vie de différents auteurs britanniques (Woolf, Moments of Being ; Christie, An Autobiography ; Barnes, Nothing to Be Frightened of), nous verrons comment l’horizon autobiographique n’est point la vie, mais la mort ; et comment dans un texte construit sur une trame rétrospective, l’auteur marche à reculons vers la mort.La contradiction inhérente au genre créé une tension (sur le plan de la démarche autobiographique comme du dispositif narratif) qui fait le sel du genre autobiographique. |
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