Virginia Stephen (Woolf) et le rire comme horizon

Il est tout à fait inhabituel d’associer le nom de Virginia Woolf au rire. Or, en 1905, Virginia Stephen publia dans The Guardian un essai intitulé « The Value of Laughter ». Un rire franc, un éclat de rire, c’est ce que revendique la jeune essayiste. Le rire qui, selon elle, est considéré comme ind...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Autor principal: Reynier, Christine
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Études britanniques contemporaines 2015
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Il est tout à fait inhabituel d’associer le nom de Virginia Woolf au rire. Or, en 1905, Virginia Stephen publia dans The Guardian un essai intitulé « The Value of Laughter ». Un rire franc, un éclat de rire, c’est ce que revendique la jeune essayiste. Le rire qui, selon elle, est considéré comme indigne d’une société civilisée et comme inférieur au langage, est aussi ce que dénigre la littérature, qui lui préfère le tragique ou l’humour, plus noble.Cet éloge du rire, apparemment anodin, mérite d’être analysé en détail et d’être confronté à l’œuvre de fiction que l’auteur élabora par la suite. Il sera dans un premier temps comparé à l’ouvrage contemporain de Bergson sur le rire. On verra alors comment le rire, dans ses traits définitoires qui recoupent ceux de Bergson et dans ceux qui s’en démarquent, devient paradigme de la fiction woolfienne et dessine l’horizon vers lequel l’auteur tendra dans sa fiction à venir.