Global Forms: Allegory, Collage, and Virginia Woolf’s American Utopia

Dans son essai intitulé « America, Which I Have Have Never Seen » (1938), Virginia Woolf représente une Amérique utopique, à travers la fiction d’une communauté mondiale se faisant le creuset culturel de plusieurs nations. À l’encontre d’un certain nombre de discours utopiques et dystopiques de son...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Autor principal: Pollentier, Caroline
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Anglais
Publicat: Études britanniques contemporaines 2015
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Dans son essai intitulé « America, Which I Have Have Never Seen » (1938), Virginia Woolf représente une Amérique utopique, à travers la fiction d’une communauté mondiale se faisant le creuset culturel de plusieurs nations. À l’encontre d’un certain nombre de discours utopiques et dystopiques de son temps, la métafiction parodique conçue par Woolf débute par un processus paradigmatique d’allégorisation, substituant l’Amérique au « monde cosmopolite d’aujourd’hui » ; s’ensuit une juxtaposition métonymique de fragments, orientée vers la « combinaison et collaboration de toutes les cultures ». À une période où le projet intergouvernemental de la Société des Nations faisait désormais figure d’utopie ratée, Woolf conçoit ainsi la possibilité d’un contact interculturel au sein d’une politique esthétique ouverte, fondée sur la capacité de repenser le présent historique à travers des formes mondiales. En réinscrivant cette mondialisation utopique dans une pensée de la « forme spatiale », pour reprendre l’expression de Joseph Frank, cette microlecture vise à saisir la réciprocité de l’allégorie et du collage, et démontre qu’ils participent tous deux, entre indécidabilité et syncrétisme, d’une résistance à la totalité, non géographique mais herméneutique.