Entre métonymie, métaphore et métatextualité : le trope surdéterminé de la route dans The Famished Road de Ben Okri
Métonymique, la route l’est doublement puisque, d’une part, elle représente les gens qui la foulent et que, d’autre part, cette route unique, ce morceau de chemin n’est qu’un fragment des routes plurielles et des chemins universels. Métaphorique, elle l’est paradigmatiquement dans la mesure où elle...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Études britanniques contemporaines
2015
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Métonymique, la route l’est doublement puisque, d’une part, elle représente les gens qui la foulent et que, d’autre part, cette route unique, ce morceau de chemin n’est qu’un fragment des routes plurielles et des chemins universels. Métaphorique, elle l’est paradigmatiquement dans la mesure où elle figure l’évasion, la destinée ou le voyage, ce voyage fût-il errance ou pèlerinage, aventures ou éducation. Métatextuelle, enfin, la route qui sillonne le roman semble bien incarner le fil du texte, l’écheveau du récit. Et dès lors que texte de routes et routes du texte vont de pair, c’est la structure même du roman qu’entraîne ou que simule la route éponyme. Se pose alors la question : The Famished Road, livre-monde, livre ouvert, livre sans fin ou livre-récit, récit de vie, récit à révélation ? Labyrinthe sans clé ou itinéraire fléché ? La critique a souvent souligné, à propos de ce roman, l’absence totale de téléologie, cette réflexion entend problématiser, voire remettre en cause, cette conception d’un roman de l’errance pour mettre en relief la pluralité des pactes et parcours de lecture — à l’image de la pluralité herméneutique du trope de la route. |
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