Mid-Career, Midlands,… Middlebrow? Genius Loci in Angus Wilson’s Late Call (1964)

Cet article examine le rapport possible entre le désintérêt de la critique vis-à-vis d'Angus Wilson (1913-1991), souvent perçu comme écrivain mineur ou démodé depuis les trente dernières années, et sa production romanesque qui s'inscrit parfois dans une perspective ouvertement « middlebrow...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Glavni autor: Murat, Jean-Christophe
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Anglais
Izdano: Études britanniques contemporaines 2015
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Cet article examine le rapport possible entre le désintérêt de la critique vis-à-vis d'Angus Wilson (1913-1991), souvent perçu comme écrivain mineur ou démodé depuis les trente dernières années, et sa production romanesque qui s'inscrit parfois dans une perspective ouvertement « middlebrow ». Late Call (1964) en est à cet égard le texte le plus représentatif, en raison de sa modestie formelle et du caractère ordinaire de son protagoniste féminin. Ce roman accomplit un certain nombre de tours de force, dont les plus remarquables sont : la capacité d'un auteur masculin à intérioriser avec un réalisme saisissant la conscience d'une femme retraitée ; la relation entre la représentation d'un mode de vie typique de la classe moyenne anglaise dans une ville nouvelle, et l'identité de l'héroïne dont les origines remontent au prolétariat rural des années 1900 ; l'instauration d'une tension dynamique entre la culture de masse, fondée sur le divertissement (séries télévisées, lectures récréatives), et une dimension méta-critique qui pose la question de la place du lecteur “moyen” au sein de cet espace standardisé.