Putting a Figure on It: Tropes, Metaethics and the Raw Feel of Gender
On peut se demander à quel point l’expérience concrète d’un trope est en elle-même à la fois une expérience ‘éthique’ (ou ‘métaéthique’) et une expérience de l’identité sexuelle. Les spécialistes prétendent depuis longtemps que la métaphore et le figural en général résistent à toute traduction; cett...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Anglais |
| Udgivet: |
Études britanniques contemporaines
2026
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | On peut se demander à quel point l’expérience concrète d’un trope est en elle-même à la fois une expérience ‘éthique’ (ou ‘métaéthique’) et une expérience de l’identité sexuelle. Les spécialistes prétendent depuis longtemps que la métaphore et le figural en général résistent à toute traduction; cette thèse fut le point de départ récemment d’une théorie innovatrice présentée par A.E. Dyson (Oxford). Selon Dyson, cette non-traduisibilité du figural serait à relier à une dimension éthico-phénoménologique de la fiction: le figural donnerait corps à des valeurs éthiques qui ne peuvent s’exprimer autrement. Dyson prétend que la portée morale d’une œuvre ne se situe pas uniquement dans le contenu diégétique; le figural aurait sa propre efficacité éthique. Si la littérature peut être reliée ainsi à une dimension phénoménologique où l’expérience langagière elle-même produirait des effets éthiques, il se pourrait que ces données brutes (les ‘qualia’) soient déterminantes pour l’identification sexuelle des textes. Nous aurions de la sorte une véritable ‘éthique des tropes’ et un système sexué d’expression et de réception littéraire basé sur des fondements naturels inhérents au langage—fondements qui permettraient de distinguer le texte masculin du texte féminin. Toutefois, l’analyse d’un échantillon de textes semble suggérer que ces qualia ne passent pas par le langage: la littérature ne peut pas reproduire la phénoménologie de l’expérience dans son intégralité. En l’absence d’un lien direct entre phénomènes purement langagiers et questions éthiques, l’évaluation morale des œuvres n’a rien de mystérieux. Mais si la littérature ne peut tout représenter, il ne faut pas pour autant opter pour le silence. |
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